dimanche 8 mars 2009

Les Léopards de la RD Congo créent la surprise en remportant le ChAN

Les Léopards de RDC ont remporté à Abidjan le premier Championnat d'Afrique des Nations face à une Black Star ghanéenne pourtant favorite. A Kinshasa, l'espoir renaît chez les supporters après une série de cuisants revers de leur équipe.



Des millions de cris et de klaxons s'élèvent dans la nuit chaude et humide qui vient de tomber sur Kinshasa : contre toute attente, la République démocratique du Congo (RDC) vient de remporter la première édition du Championnat d'Afrique des Nations, une compétition entre sélections nationales de joueurs évoluant exclusivement sur le continent.


Même les supporters les plus acharnés ne croyaient pas à la victoire de la RDC, récemment éliminée de la prochaine Coupe d'Afrique des Nations et de la Coupe du Monde 2010.

Ce n'est qu'au cours des derniers jours que des banderoles "Tous derrière les Léopards" ou "Que vivent les Léopards", en majuscules, ont fait leur apparition dans la capitale.



Les Léopards entrent en transe


Dimanche après-midi, face à un sélection ghanéenne qui leur avait infligé une cuisante défaite 3-0 pendant la phase qualificative, les Congolais n'avaient rien à perdre.


Et ils ont surpris leurs adversaires. Agiles, visiblement heureux d'occuper la pelouse du stade Houphouët-Boigny d'Abidjan, en Côte d'Ivoire, les Congolais rivalisent d'acrobaties.


Après une première période sans but, un long centre de Dioko Kaluyituka trouve la tête de Bongeli Lofo, qui envoie le ballon au fond des filets ghanéens dès le retour des vestiaires.


À Kinshasa, on se précipite sur le morceau de métal le plus proche pour faire résonner l'espoir de victoire. A la 74e minute, Lofo – encore lui – passe à Bedi Mbenza, qui tue le match. Score final : 2 à 0.


Dès lors, les Léopards ne se tiennent plus : le gardien Muteba Kidiaba entame une danse assise, talons et fesses rebondissant sur le sol pour célébrer le but de la victoire.


La fin de la partie relève du match de gala. Un congolais se permet quelques jongles entre deux passes. Le commentateur de la télévision congolaise abandonne le micro quelques instants, trop "émotionné".


Dans le quartier cossu de Macampagne, quelques gardiens en faction devant les portails de grandes villas ont suivi le match suspendus à leur poste de radio. "Je suis très enchanté", s'enthousiasme Didier Kisila, alors en poste. "Nous étions humiliés, nous n'avions plus d'espoir. Mais voilà la paix revenue, la Coupe, et les cinq chantiers (le programme de reconstruction lancé par le président Joseph Kabila). Quelle journée !"

1 commentaire:

  1. Voila une trés bonne chose pour le foot congolais, si seulement les 11 pouvaient continuer sur cette lancée.

    Mutoto Wa mama

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